Le Canada, colonie normande

Le Canada, colonie normande

Dès le début du XVIème siècle, des navigateurs avaient touché les côtes d’un pays appelé « Gallia Nova «  par Verrazano, le découvreur du site de New York (voir p.101) ; mais c’est Jacques Cartier qui, en 1534, « y met les pieds, s’en empare et le donne à la France ». Il adopte le nom de Canada qui signifie « village » en huron. Pourtant François Ier est déçu car le Malouin ne rapporte ni épices, ni or, ni diamants. Le Canada est délaissé. C’est seulement au début du XVII siècle que Samuel Champlain, navigateur avisé, reçoit mission de créer des établissements sur ce vaste territoire. Il fonde Québec en 1608.

Grâce à la politique de Colbert, le Canada devient une véritable colonie normande et percheronne. Plus de 4 000 paysans s’y établissent et défrichent le sol. La pêche, la chasse, le commerce du « pelu » (fourrure) y sont florissant.

Un décret oblige les soldats à se marier sur place. Le volontaires féminines recrutées arrivent, mais un rapport officiel mentionne que les soldats, qui n’avaient pas tremblé devant les Iroquois, «voyant débarquer celles qu’on leur destinaient pour épouses, reculèrent épouvantés«. « L’héroïsme  a des limites » ajoute le chroniquer.

Colbert s’adresse alors à l’archevêque de Rouen – le Canada est rattaché à son diocèse – lui demandant s’il peut envoyer de jeunes villageoises « saines et fortes ». Le recrutement dépasse les espérances : en 1667, cent jolies Normandes s’embarquent. L’élan est donné : mais quelques années plus tard, il faut cesser toute propagande car il y a trop de filles à marier au Canada.

D’après : « le Guide Michelin vert – 15e édition page 16.